Médias - Quartiers verts, actifs et en santé
Communiqués de presse
Dans son mémoire rendu public aujourd’hui, le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) rappelle que le financement des transports collectifs est une condition essentielle pour que le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) se matérialise en actions concrètes pour l’aménagement durable de la région de Montréal. Le CEUM présentera ce mémoire le mercredi 9 mai en après-midi à la consultation publique sur le financement du transport en commun dans le Grand Montréal, organisée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). [...]
Approbation du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD)
Le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CÉUM) accueille favorablement l’approbation du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) du Grand Montréal par le Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT). Par ce geste, ce dernier confirme les orientations gouvernementales établies à l’automne dernier.
Toutefois, pour Luc Rabouin, directeur général du CÉUM, « même si l’approbation du PMAD représente une bonne nouvelle pour Montréal, le vrai test demeure celui de sa mise en œuvre. À cet effet, l’annonce de la tenue d’une Agora citoyenne à tous les deux ans est une bonne chose car cela permettra de faire des bilans publics indépendants de manière régulière ».
Le rôle crucial du MTQ
Le Ministère des Transports du Québec (MTQ) jouera un rôle déterminant dans le succès ou l’échec de la mise en œuvre du PMAD. « Si le MTQ continue à investir dans l'expansion du réseau routier supérieur, l’objectif de freiner l’éparpillement urbain demeurera un vœu pieux. Si le MTQ choisit plutôt d'investir massivement dans les projets de transports collectifs et de freiner le développement autoroutier, il y a des chances que la vision d’aménagement urbain durable exprimée dans le PMAD se concrétise. Espérons que le gouvernement du Québec enverra un signal clair au MTQ, un ministère qui ne semble pas tenu de respecter les orientations gouvernementales», affirme Luc Rabouin.
Moratoire sur le périmètre d’urbanisation
Le PMAD propose de préserver le périmètre d’urbanisation de la CMM jusqu’en 2031 et en même temps stipule des critères d’exception pour y déroger. Hors, la préservation du périmètre d’urbanisation actuel est l’une des conditions essentielles pour freiner l’étalement urbain, de sorte que l’application des critères d’exception demandera une très grande rigueur et une vigilance de tous les instants. Si les exceptions se multiplient, la CMM aura échoué.
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Source:
Pascoal Gomes, conseiller en communication, Centre d’écologie urbaine de Montréal
pascoal [at] ecologieurbaine [dot] net
Cell. 514.998.8374
Tél. 514.282.8378, poste 228
Vélo Québec, le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) et le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) demandent à la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal d’entendre tous les intervenants pertinents dans le cadre de l’étude de l’implantation des mesures d’apaisement de la circulation dans les quartiers de Montréal pour avoir une vision globale de la situation et de tous les enjeux majeurs qui y sont rattachés.
Pas seulement des enjeux de sécurité publique à prendre en compte
Après une requête du Service de sécurité incendie de Montréal auprès de la Ville pour que cesse « la prolifération non coordonnée » des dos d’âne par les arrondissements, sous prétexte que ces mesures nuisent aux interventions des pompiers, Vélo Québec, le CRE-Montréal et le CEUM sont intervenus dans le dossier à l’automne. Ils tenaient à souligner que, s’il est essentiel de ne pas entraver les interventions d’urgence par des aménagements inappropriés, d’autres dimensions de la sécurité du public doivent être prises en compte dans l’analyse. Les trois groupes ont écrit au président de la Commission, M. Claude Trudel, le 16 novembre, pour lui demander que des intervenants des milieux de la santé publique et de l’aménagement urbain soient également entendus. « Nous rappelons à la Commission la nécessité de mettre dans la balance les bénéfices, en termes de sécurité des piétons et des cyclistes que procurent les mesures d’apaisement de la circulation dans les quartiers résidentiels », insiste Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec.
Plus de transparence demandée
Jusqu’à présent, aucune information relative à l’audience avec le chef du Service incendie n’est parvenue à la population et la demande adressée à l’automne par les trois organisations est demeurée sans réponse. « Nous demandons simplement aux élus qui siègent à la Commission de prendre le temps d’entendre, au même titre que les pompiers, tous les intervenants pertinents, notamment ceux de la Direction de santé publique de Montréal, avant de formuler leurs recommandations au conseil municipal, » explique Luc Rabouin, directeur général du CEUM.
Vélo Québec, le CRE-Montréal et le CEUM souhaitent également que les audiences soient accessibles à la population et que le rapport produit par le chef du Service de sécurité incendie soit rendu public dans les plus brefs délais. S’il est légitime que certains sujets stratégiques discutés par la Commission de la sécurité publique demeurent confidentiels, ce n’est pas le cas pour l’implantation de mesures d’apaisement de la circulation. « Dans une perspective de compréhension globale des enjeux, la Commission doit entendre le point de vue des citoyens, des groupes et des organismes, qui sont nombreux à se mobiliser depuis plusieurs années pour obtenir des mesures d’apaisement de la circulation dans leurs quartiers. Cela touche directement la qualité du milieu de vie de bien des Montréalais et Montréalaises », conclut Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal.
Rappelons que, le 25 octobre 2011, le conseil municipal a confié à la Commission de la sécurité publique le mandat d’étudier l’implantation des mesures d’apaisement de la circulation à la suite de la demande du Service de sécurité incendie de Montréal. Dans le cadre de ses travaux, la Commission a entendu récemment le chef du Service incendie, qui a présenté ses recommandations.
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SOURCE ET RENSEIGNEMENTS:
Vélo Québec
Véronique Lavoie | 514-521‐8356, poste 358 | cell. : 514-942-0743
Conseil régional de l'environnement de Montréal
Daniel Bouchard | 514-842‐2890, poste 230 | cell. : 514-445-7056
Centre d’écologie urbaine de Montréal
Pascoal Gomes | 514-282-8378, poste 228 | cell. : 514-998-8374
À propos des trois organisations :
Depuis près de 45 ans, Vélo Québec, un organisme sans but lucratif, fait figure d'incontournable dans le paysage cycliste québécois. Que ce soit à des fins de loisir ou de tourisme, ou comme moyen de transport propre et actif, l’organisme encourage sans relâche l'utilisation de la bicyclette afin d'améliorer l'environnement, la santé et le bien-‐être des citoyens.
Le Conseil régional de l’environnement de Montréal est un organisme à but non lucratif indépendant, consacré à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable sur l’île de Montréal. Par le regroupement et la concertation de ses membres, par ses activités de sensibilisation, de représentation publique et ses différents projets‐action, il contribue à l’amélioration de la qualité des milieux de vie et de l’équité sociale sur l’île de Montréal.
Le Centre d’écologie urbaine de Montréal est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de développer et de proposer des pratiques et des politiques urbaines contribuant à créer des villes écologiques, démocratiques et en santé. Il mène des activités d’éducation, de recherche et réalise des projets de démonstration, notamment le projet Quartiers verts, actifs et en santé qui vise à repenser l'aménagement urbain en faveur des transports actifs. Le Centre est l'organisateur du Sommet mondial Écocité tenu à Montréal du 22 au 26 août 2011.
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