Abonnement à l'infolettre

Merci de votre intérêt pour l'infolettre du Centre d'écologie urbaine!

 

Vous recevrez l'infolettre générale du Centre une fois par mois. En précisant vos intérêts, vous recevrez également des communications ponctuelles sur nos projets.

 

Les éditos

Articles - Image d'intro

Cet été, certains secteurs de Montréal ont reçu en quelques heures près de deux fois la quantité moyenne de pluie observée pendant un mois de juin complet. Les images de rues inondées dans les médias ont ravivé un constat devenu difficile à ignorer : les événements météorologiques extrêmes ne sont plus des scénarios futurs auxquels il faudra s’adapter un jour. Ils font déjà partie de notre réalité et mettent à l’épreuve la manière dont nous concevons nos villes. 

Nos infrastructures urbaines ont été conçues dans un autre contexte climatique. Pendant longtemps, notre réflexe a été de faire circuler l’eau le plus rapidement possible : vers les égouts, loin des rues, hors de vue. Mais aujourd’hui, alors que les épisodes de pluie intense se multiplient, cette approche montre ses limites.

On ne pourra pas répondre uniquement avec des conduites plus grandes. L’enjeu n’est plus seulement d’évacuer l’eau : il faut aussi apprendre à la retenir, l’absorber, lui faire de la place.

Et cela nous amène à poser une question qui peut sembler étonnante : qu’est-ce qu’une belle ville ?

Ces dernières semaines, un article de La Presse sur certaines réactions à l’aménagement de noues végétalisées a illustré un défi bien réel. Parce qu’au-delà de leur efficacité, ces infrastructures nous invitent aussi à revoir certains repères esthétiques profondément ancrés : la rue asphaltée bien lisse, les bordures impeccables, le gazon parfaitement coupé.

Or, les villes plus résilientes au climat sont souvent aussi des villes plus vivantes : des rues où l’eau peut s’infiltrer, des arbres qui offrent de l’ombre, des espaces verts qui remplissent plusieurs fonctions à la fois.

Les infrastructures vertes (noues, jardins de pluie, plantations, sols perméables) ne sont pas des aménagements accessoires. Elles sont essentielles pour réduire les risques d’inondation, améliorer le confort urbain et renforcer la capacité de nos quartiers à faire face aux changements climatiques.

La bonne nouvelle, c’est que la transformation est déjà en marche.

Partout au Québec, des municipalités, des organisations et des citoyennes et citoyens expérimentent de nouvelles façons de concevoir les rues, les quartiers et les espaces publics. Chaque projet est une occasion de mieux préparer nos milieux de vie aux réalités d’aujourd’hui et de demain.

Au Centre d’écologie urbaine, nous croyons que cette transition est possible lorsqu’elle est pensée collectivement, ancrée dans les milieux et portée par des solutions concrètes.

Parce qu’au fond, une ville qui fonctionne après la pluie… ce n’est pas une ville qui évacue l’eau le plus vite possible. C’est une ville qui sait mieux la gérer là où elle tombe.
 

Raphaëlle Dufresne
Coordonnatrice - Adaptation aux
changements climatiques

Passer à l'action